Vous ne comptez plus les histoires que vous avez commencées sans jamais en finir aucune ? Ce qui vous manque, ce n’est pas l’inspiration, mais une pratique régulière, et un regard extérieur pour vous aider à progresser. C’est précisément ce que je propose dans l’atelier 100 jours pour écrire.
Finir pour réécrire
J’ai réussi en 7 mois ce que j’avais échoué à faire en 10 ans : écrire mon second roman. Pendant 10 ans, je l’ai cherché. J’ai suivi d’innombrables pistes, exploré plus d’idées que je ne saurais me rappeler, se soldant toutes par de nouvelles déceptions. De fausses pistes en faux espoirs, j’ai souvent eu envie d’abandonner. Le pire était que je ne faisais pas rien ; au fil des ans, j’ai écrit plusieurs centaines de pages, que je peux désormais supprimer sans le moindre regret – mon roman n’y était pas. Et plus j’écrivais, moins la fin semblait proche. Or, un roman inachevé ne vous apprend rien sur lui-même, c’est-à-dire sur la manière de le réécrire pour qu’il devienne meilleur. Le dénouement n’est pas seulement la fin d’une histoire, mais le début de sa réécriture à rebours, en fonction des niveaux de sens inédits que l’écriture vous aura révélés, et qui dépassent toujours vos intentions de départ, comme si le roman se mettait soudain à vous dicter sa propre forme. En un sens, on est réécrit par ce qu’on vient d’écrire.
Écrire pour finir
Pendant les 3 premiers mois, de septembre à octobre, j’ai écrit à une cadence modeste d’environ 1 000 mots par semaine (parfois plus, parfois moins), en général écrits en l’espace d’une journée. Ça n’a rien d’extraordinaire, mais je m’y suis tenu, essayant à chaque fois d’écrire quelque chose qui se tienne, avec un début, un milieu et une fin – bref, de retrouver à l’échelle d’une scène la forme close d’un livre.
À partir de décembre, j’ai doublé la cadence pendant un peu moins de quatre mois, avec deux séances d’écriture hebdomadaires. Le résultat, bien qu’encore disjoint, est remarquablement bon si je le compare à mes tentatives précédentes. Il reste du travail, mais la matière est là, et je sais désormais où je vais.
Dix ans de tentatives infructueuses. Sept mois de pratique régulière. La différence n’est pas dans l’inspiration : elle réside dans le fait de finir ce qu’on a commencé. Tracer un contour et le remplir, semaine après semaine.
Continuez d’écrire
Je suis persuadé que si l’on ne sait pas écrire, c’est avant tout par manque de pratique et de persévérance. On renonce toujours trop tôt, persuadé que l’on ne sait pas écrire. Si je ne parle pas japonais, c’est parce que je n’ai jamais appris cette langue, et non parce qu’elle n’est pas faite pour moi. Le talent n’est pas inné, il s’acquiert par une pratique délibérée et répétée, avec la patiente exigence de l’écrivain qui se construit dans le temps. Rappelez-vous Degas :
Il faut avoir une haute idée de son art, non pas de ce qu’on fait, mais de ce qu’on pourra faire un jour ; sans quoi ce n’est pas la peine de travailler. – Degas à Ernest Rouart, in Paul Valéry, Degas Danse Dessin.
J’ai conçu l’atelier 100 jours pour écrire selon cette conviction : on ne devient pas écrivain en attendant d’être prêt. On le devient en écrivant. Des retours constructifs et réguliers ne feront qu’accélérer vos progrès.
Comment fonctionne l’atelier
À partir du 30 avril, et pendant 14 semaines, nous nous retrouverons en ligne et en direct tous les jeudis soirs à 21 heures (heure de Paris), pour une session de retours d’environ 90 minutes. Je partagerai mon écran et passerai en revue les écrits de chacun, vous sollicitant au passage pour éclaircir tel ou tel point. Je vous préciserai à chaque fois ce qui fonctionne et ce qui reste à améliorer ou approfondir. Les séances seront enregistrées et accessibles en ligne dès le lendemain, pour que vous puissiez les réécouter à tête reposée.
Participer à l’atelier, c’est s’engager à écrire jusqu’à 1 000 mots par semaine, soit quelques heures de travail à répartir à votre convenance (écrire par exemple une demi-page par jour). Tous les dimanches avant minuit, vous m’enverrez un lien vers votre Google Docs, sans oublier de le partager avec les droits d’accès « commentateur ». (Pensez aussi à y faire figurer votre nom complet sous le titre.) Au bout de 14 semaines, vous aurez :
- écrit plus de 50 pages d’une histoire qui avance dans la bonne direction ;
- reçu des retours adaptés à votre niveau ;
- pris l’habitude d’écrire – une fois installée, cette pratique hebdomadaire ne vous quittera plus.
Informations pratiques
- Première session : jeudi 30 avril à 21 heures.
- Premier texte à envoyer : avant le dimanche 26 avril minuit.
- Durée : 14 semaines. (Dernière session : 30 juillet.)
- Format : 100 % en ligne – Google Docs + vidéoconférence hebdomadaire, soit 14 séances enregistrées et consultables à vie.
- Tarif : 297 €.
Les places sont limitées pour garantir la qualité des retours. Les membres du club d’écriture sont prioritaires.
100 jours pour écrire
Écrivez 1 000 mots par semaine pendant 14 semaines, et recevez un retour constructif sur votre histoire en train de s’écrire. Atelier d’écriture en ligne à partir du 30 avril.
Mais avant que vous ne cliquiez sur le bouton, j’aimerais vous proposer quelque chose : un premier retour gratuit. Si vous m’envoyez par email vos 1 000 premiers mots avant le dimanche 26 avril minuit, je m’engage à vous faire un retour gratuit lors de notre première session du jeudi 30 avril. Vous vous engagez de votre côté à y assister. Vous pourrez ainsi apprécier l’atelier à sa juste valeur et vous inscrire pour les 13 semaines restantes si le cœur vous en dit.