Il essayerait par la suite de retrouver cette placette ombragée, l’allée bordée de jacarandas qui y menait à travers le parc en fleurs, le bruit sourd de la circulation qui s’estompait peu à peu, jusqu’à atteindre le laurier-rose et le magnolia qui encadraient la terrasse du café dont il ne se rappelait plus comment il était parti. Gabriel avait dû finir par arriver. S’était-il assoupi un moment, entre deux lettres hallucinées d’Artaud, et le retour en voiture appartenait-il au rêve de l’autre ? Quelque part, quelqu’un songeait encore qu’il avait réussi à quitter cette place. Était-ce la raison pour laquelle il n’arrivait pas à la retrouver ? Il ne pourrait y retourner que dans son sommeil, pour s’y réveiller et en repartir une bonne fois pour toutes.