Sa vie changea de nouveau avec le mariage de sa mère, je veux dire de sa belle-mère, la si peu sage Michiko. Elle venait de la capitale, où elle avait rencontré le père de Yoshida en faisant ses emplettes au grand magasin Mitsukoshi à Nihombashi, situé à quelques rues de son commerce de soieries. Elle apporta avec elle, dans la maison de Fukui qui avait jusque-là été si calme, comme préservée du passage du temps, tout ce que les bagages d’une jeune femme des années 1930 pouvaient contenir de modernité.